|
Les combats sur la rive gauche Chaque mètre carré en
marque les sanglantes étapes
Après la bataille de la Marne ( 612 septembre 1914) les deux
adversaires
cherchent un front de stabilisation devant
Verdun et en Woëvre au prix
dactions quotidiennes de part et dautre.
Une lutte acharnée se déclenche mifévrier 1915 sur la crête
des Eparges et la butte de Vauquois,
soutenue par une guerre de mines souterraines. Véritables brasiers qui ne
séteindront plus jusqu en 1918,
tandis que les bombardements ennemis sont intermittents, parfois violents sur la rive gauche, le village de
Chattancourt, le MortHomme( Toter Mann), Forges et la Côte de lOie.
En labsence de tout système important de fortification, les combats sur la rive gauche se localisent
essentiellement autour des points hauts, véritables verrous naturels dont la possession était indispensable
à lennemi pour progresser en direction de Verdun. Cette terre a été aussi le calvaire du combattant de Verdun.
Chaque mètre carré en marque les sanglantes étapes. Des milliers de corps engloutis par lartillerie y reposent.
Le MortHomme
Le MortHomme, nom dun ancien lieudit, se compose en fait
de deux collines aux altitudes de 295 et 265 mètres
où de terribles corps à corps ont eu lieu. Si les mamelles nord et Sud du
MortHomme restent entre les mains
des allemands, le 9 avril 1916 la résistance française fait lobjet du fameux ordre du jour du Général Pétain
qui se termine
«courage on les aura!», le sommet central de la position bouleversé et pilonné par les artilleries
adverses ne peut plus être occupé par les deux adversaires. Les allemands se fortifient néanmoins sur les contrepentes
et creusent un tunnel sur les arrières facilitant les relèves. Ce genre de tunnel nest pas quun seul couloir, mais un rameau
desservant salles de repos, infirmerie, cuisine, dépôt de munitions etc
un chemin de fer sur voie de zéro mètre quarante
assure la logistique. En mai, juin et juillet 1916 ils tentent de nouveaux assauts, suivis de nouveaux echecs et
de pertes effrayantes de part et dautre. Le secteur reste très disputé jusquà loffensive générale du 20 août 1917, où dès le début,
la sortie nord du tunnel est détruite par un obusier de 400 sur voie ferrée en batterie à proximité du village de Rampont; toute la
garnison allemande en réserve est piégée. La rive gauche est totalement dégagée le 24 par la prise de la cote 304. Deux divisions
ont consenti sur ce secteur des sacrifices particulièrement lourds: la 36ième dont les anciens ont élevé le monument dit du
Squelette ( statuaire: Jacques Froment), inauguré le 10 septembre 1922 et la 40ième, Comité de la 40ième DI
Général Poignant, inauguré le 28 mai 1939, auxquels sajoute une stèle résumant les combats meurtriers de la rive gauche.
Plus à louest, la cote 304 fut une menace constante sur les positions allemandes installées sur les contrepentes du MortHomme
pris le 9 avril 1916.
Le 4 mai, six cents pièces dartillerie allemandes de gros calibre écrasent la cote 304
suivie dune attaque
qui sempare du mamelon vers 17 heures.
Le 25 mai, le village de Cumières tombe entre leurs mains, le bois des Caurettes le 30.
Jusquen mai et juin 1916 où la marée allemande est endiguée, les bombardements furent tels que les poussières et
les fumées masquaient la colline. 75 batteries concentraient leurs feux sur quelques centaines de mètres carrés,
21 divisions sillustrèrent dans ce secteur:
Dès lors les combats sintensifient sur la rive droite où de juin à miaoût, les offensives allemandes tentent en vain
de prendre Verdun. Doctobre à décembre les contreoffensives françaises reprennent les forts de Douaumont, Vaux
puis la Côte du Poivre.
Pétain, nommé commandant en chef le 17 mai 1917 suite aux mutineries, décide de redonner le moral aux troupes
françaises par une offensive soutenue par de telles forces dartillerie que le succès ne peut faire aucun doute.
Cette opération de renouveau de lArmée Française se déroule du 20 au 24 août 1917 avec la conquête du bois
dAvocourt, de la cote 304, du MortHomme, du massif de lOie et du village de Cumières, en présence du général
Pershing, commandant en chef du corps expéditionnaire Américain en France. Cest du front de la rive gauche reconquis
lors de cette offensive que les deux corps dArmée Américains des généraux Cameron et Bullard, déboucheront le 26
septembre 1918 lors de loffensive «MeuseArgonne».
Il est interessant de signaler que lors du repli de lArmée Française en juin 1940, un engagement violent eu lieu dans ce secteur
entre les unités coloniales et les troupes allemandes. La stèle du Sergent Girard tué le 14 juin, signalée à quelques dizaines de
mètres du monument de la cote 304 en témoigne.
Par ailleurs, à lentrée du village de Esnes à hauteur du cimetière communal, deux monuments, lun français lautre allemand
commémorent cette journée où se déroule chaque année à la mijuin, une commémoration francoallemande. |
La bataloj sur la maldekstra bordo
Post la batalo «Marne» ( la 6an ĝis la 12an de septembro 1914 ) la
du kontraŭaroj
celas stabilan fronton antaŭ Verdun kaj en Woëvre perpreze de
ĉiutagaj agoj ambaŭkampe.
Terura lukto ekas februarmezon de 1915 sur la
kresto «Eparges» kaj la monteto «Vauquois», apogita
de milito per subgrundaj minoj. Realaj fajregoj kiuj ne estingiĝis antaŭ 1918,
dum kiam la germanaj bombardoj sporadas, foje fortegaj sur la maldekstra bordo,
la vilaĝo «Chattancourt», «MortHomme» (Toter mann),
Forges kaj «Côte de lOie».
La batalo de Verdun komenciĝas la 21an de februaro 1916
sur la dekstra bordo de Meuse; la 25an la fortreso «Douaumont»
alfalas la germanajn manojn senbatale. La 26an Pétain ekkomandas la
batalon de Verdun kaj precizigas la necesajn rimedojn por la du
bordoj de Meuse.
Pro manko de grava fortikreto sur la tereno, la bataloj de la maldekstra bordo
precipe lokiĝas ĉirkaŭ la suproj, realaj naturaj ŝlosiloj estendaj en la
germanaj manoj por progresi al Verdun. Tiu grundo ankaŭ estis kalvario por la
batalantoj de Verdun. Ĉiu kvadrata metro atestas pri la sangaj etapoj. Milope
korpoj enfositaj de la artilerio ripozas tie.
«MortHomme»
«
MortHomme», nomo de eksa kampara
loketo, fakte konsistas el du montetoj altaj respektive 295 kaj 265
metrojn, kie okazis teruraj bataloj korpe kontraŭ korpe . Se la norda kaj
suda mamoj de «MortHomme»
restas en la germanaj manoj, la 9an de aprilo 1916 la franca rezistado
fariĝas la celo de la fama tagordono de generalo Petain kies fino estas
Pli okcidente, la «cote 304» daŭre
minacis la germanajn poziciojn instalitajn sur la malantaŭaj deklivoj
de «MortHomme» kaptita la 9an de aprilo 1916.
La 4an de majo, sescent germanaj pecoj de artilerio
dike kalibraj kunpremas la «cote 304» kaj sekvas atako kies rezulto
estas la kapto de la mameto je la dek sepa horo.
La 25an de majo, la «Cumières» vilaĝo
enfalas iliajn manojn, kaj la «Caurettes» arbaro siavice la
30an.
Ĝis majo kaj junio 1916 kiam la germana fluso estas digita, la bombardoj
estis tiaj ke la polvoj kaj fumoj nevidebligis la monteton. Sepdek kvin
baterioj koncentris siajn pafadojn sur centkelke da kvadrataj metroj, dudek
unu divizioj famiĝis sur tiu loko:
De tiam la bataloj plifortiĝas sur la dekstra
bordo kie ekde junio ĝis la mezo de aŭgusto, la germanaj ofensivoj
vane provas kapti Verdun-on. De oktobro ĝis decembro la francaj kontraŭofensivoj
reprenas la «Douaumont» kaj «Vaux» fortresojn kaj poste «Côte
du Poivre»-on.
Petain, nomumita ĉefkomandanto la 17an de majo
1917 post la trupribeloj, decidas realtigi la animstaton de la francaj trupoj,
per ofensivo apogota de tiom da artileriaj fortoj ke la sukceso estis
nedubinda.
Tiu operaco por renoviĝo de la Franca Armeo
okazas de la 20a ĝis la 24a de aŭgusto 1917 kun la konkero de la «Avocourt»
arbaro, de la «cote 304», de «MortHomme», de la «Oie»
monteto kaj de la «Cumières» vilaĝo, kune kun Generalo
Pershing, ĉefkomandanto de la usona ekspedicia korpuso en Francio. Estas el
la fronto de la maldekstra bordo rekonkerita dum tiu ofensivo ke la du usonaj
korpusoj de la generaloj Cameron kaj Bullard, ofensivos la 26an de septembro
1918 en «MeuseArgonne».
Interese estas rimarki ke dum la retroiro de la Franca
Armeo junion 1940, sovaĝa ekbatalo okazis en tiu loko inter la
koloniaj trupunuoj kaj la germanaj trupoj. La steleo de la Serĝento
Girard mortigita la 14an de junio, videbla je dekkelke da metroj apud la
monumento de la «cote 304» priatestas.
Inter aliaĵoj, enirante la «Esnes» vilaĝon ĉe
la komunuma tombejo, oni trovas du memorigajn monumentojn, unu francan kaj la
alian germanan kie la 14a de junio 1940 estas rememorigita meze de junio, ĉiujare,
de la francoj kaj germanoj.
|